Groupe Suivi des mammifères marins

Dauphins, tortues, phoques… nous les suivons !

Ces belles créatures que sont les mammifères marins s’échouent malheureusement régulièrement sur nos côtes. Ainsi, en collaboration avec le Centre de Recherches des Mammifères Marins (CRMM) basé à la Rochelle, ce groupe d’Hirondelle participe aux relevés des échouages. Le but est de permettre au centre d’obtenir une série de données et de prélèvements biologiques uniques afin de pouvoir estimer l’évolution des pressions humaines qui dégradent l’état de santé des populations de mammifères marins. Le maintien d’un tel observatoire à long terme permet de soutenir les politiques publiques pour atteindre une conservation efficace de ces espèces marines protégées.


L’histoire du groupe « échouage » d’Hirondelle :

Les premières interventions du groupe « échouage » de l’association remontent à l’année 2000 suite au naufrage de l’Erika en décembre 1999 près de nos côtes. Cette année-là 23 interventions ont eu lieu. 

C’est en 2009 que le groupe s’est réellement constitué et six personnes se sont formées au Centre de recherche sur les mammifères marins (CRMM) de la Rochelle pour pouvoir intervenir lors des échouages sur nos côtes. 

Notre territoire d’interventions s’étend du pont de St Nazaire au Collet.

Des démarches ont été faites auprès des communes et de l’intercommunalité pour faire connaître la législation et mette en place avec elles une procédure pour intervenir dans les centres des services techniques de chacune

En effet, lors d’un échouage, les animaux sont tout de suite pris en charge par les services techniques des communes. C’est à ce moment-là que nous sommes informés par le CRMM sur le protocole à suivre. 

Nous sommes habilités à faire deux protocoles :

Premier protocole : lorsque l’animal est abîmé nous faisons une reconnaissance d’espèce, prenons des mesures et prélevons des dents.

Deuxième protocole : lorsque l’animal est assez frais, il nous est possible de réaliser des prélèvements de muscles, du foie, des reins, du lard, de l’estomac entier, et des gonades (testicules ou ovaires). Le tout est ensuite mis au congélateur avant d’être pris en charge par le centre de recherche de La Rochelle (Pélagis).


Depuis 2010, nous sommes intervenus sur plus de 300 échouages ! Avec une moyenne de 25 fois par an (de 16 échouages à 43) entre 2016 et 2025. Par ailleurs, en France un pic a été atteint avec 3005 échouages recensés dont 213 qui ont pu être secourus. 

Les deux dernières années nous avons noté une diminution due certainement à l’arrêt de la pêche dans le golfe de Gascogne pendant un mois, mais tout de même avec 20 et 19 échouages.

Notre groupe est vieillissant, aussi nous avons œuvré pour trouver de la relève et cela semble en bonne voie.



Pour tout renseignements contactez Marcel Gaudin à cette adresse : gaudinmarcel@gmail.com


Retrouvez tous les chiffres clés des échouages 2023

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